Les risques présentés par le marché obligataire

Les risques présentés par le marché obligataire

Vous souhaitez placer votre argent dans des obligations plutôt que dans des actions ? Avant de vous lancer, sachez que les obligations sont des titres de créance émis par des sociétés privées, des entreprises publiques, des collectivités publiques ou encore par l’État. En contrepartie, un intérêt (annuel, semestriel ou mensuel) que l’on appelle coupon est délivré pour un temps déterminé (2 ans ou plus). Pour le calcul de l’intérêt des obligations, la valeur nominale du titre (capital investi) ainsi que le nombre de titres émis sont pris en compte. À noter que vous avez le choix entre plusieurs sortes de taux d’intérêt : zéro, fixe, variable et révisable.
En principe, le capital investi que l’on appelle aussi nominal est remboursé dans son intégralité et en une seule fois. Ce remboursement se conditionne par la solvabilité de l’émetteur ou par un événement extérieur comme l’évolution des taux d’intérêts.
Pour rappel, ce sont les obligations simples émises par des émetteurs sérieux qui garantiront la stabilité d’un portefeuille, car, jusqu’ici, ces titres sont les seuls qui présentent le minimum de risques par rapport aux actions et produits dérivés.

Les risques en cours de vie

La fluctuation du taux

Contrairement aux autres obligations (à taux variable et révisable), les taux d’intérêt fixes déterminent la valeur nominale des obligations par des nouvelles obligations à émettre. Si le taux de ces dernières augmente, le cours de vos obligations diminue aussi. Si l’inverse se produit, la valeur de vos obligations augmentera. A noter que les nouveaux acquéreurs ne s’intéressent qu’aux obligations dont les conditions d’émission sont favorables.
C’est le premier risque que chaque porteur d’obligations simples ou à taux fixe encourt jusqu’à l’échéance.

La perte en capital

Le capital investi n’étant pas garanti. Il est fort probable que vous enregistrerez une perte lorsque vous souhaitez vendre vos obligations avant la maturité de celles-ci. Une moins-value est donc envisageable lorsque la valeur nominale de l’obligation est inférieure à la valeur de ce titre sur le marché.
Il est vrai qu’il est tout à fait possible de les vendre, mais une telle opération comporte aussi un inconvénient.

Le risque de liquidité

Il s’agit de difficultés à trouver un acquéreur. En effet, le marché obligataire est peu liquide. Les obligations ne s’échangent presque jamais comme sur le marché des actions. La chance de vendre vos titres dans de meilleures conditions est alors minime.

Le risque à l’échéance : le défaut de l’émetteur

Le risque de défaut résulte de l’incapacité de l’entreprise émettrice ou de l’État émetteur des obligations à honorer ses engagements à l’échéance. Cette défaillance pourrait causer la perte totale ou partielle du capital investi et probablement du coupon restant. Il existe un moyen de se prémunir contre ce risque : le recours à une agence de notation avant tout achat d’obligations.
Cette agence a pour rôle d’évaluer la situation financière de l’entreprise ou de l’organisme étatique ainsi que leurs produits. Elle observe leur bilan et étudie leur Credit Default Swap, s’ils en ont conclu. C’est en quelque sorte une assurance qui couvre un risque de défaut.
C’est cette agence qui délivre les notations sur la solvabilité de l’émetteur comme AAA (bonne note), C ou D (moins bonne). Afin de rassurer les investisseurs, les émetteurs en difficulté financière proposent des taux plus élevés. Ils apportent donc davantage de rentabilité. Notez qu’une mauvaise note peut provoquer la diminution du cours des obligations en circulation. Ces dernières auront par la suite la réputation d’être instables.

Pour minimiser tous ces risques, il est recommandé de porter à échéance vos obligations. Tenez compte également que plus le taux d’intérêt est élevé au moment de son émission, plus le risque est important.

Retrouvez ici notre article pour savoir comment fonctionne la rémunération des fonds en euros.