Les biotech

Les biotech sont des entreprises innovantes du secteur de la santé. En s’appuyant sur des technologies de pointe appliquées au monde du vivant, elles cherchent à créer de nouveaux médicaments, plus efficaces ou permettant de soigner des maladies auparavant incurables. Par exemple, nombre d’entre elles travaillent sur de nouvelles disciplines comme l’immunothérapie. Elles se différencient des laboratoires pharmaceutiques traditionnels par leur taille beaucoup plus réduite et les disciplines qu’elles utilisent dans leur cadre de leurs recherches. De même, elles consacrent une part plus importante de leur chiffre d’affaires (souvent très réduit) à la Recherche et au Développement (R&D).

Les biotech, une montée en puissance depuis de nombreuses années

Depuis la crise boursière de 2008, le secteur des biotechnologies a pris un poids considérable avec la montée des cours et l’introduction en bourse de nouvelles entreprises. Ainsi, la cotation 38 biotechs sont désormais cotées sur Euronext Paris, soit presque 5% des entreprises cotées, contre moins de 10 il y a 12 ans. Et, pour certaines de ces sociétés, comme Sartorius Stedim Biotech ou Eurofins Scientific, les cours ont été multipliés par plus de 20. Aux États-Unis, le NBI (Nasdaq Biotechnology Index) comporte plus de 200 entreprises, soit 4 fois plus qu’en 2013.

La découverte de nouveaux médicaments donne aux biotech un monopole pour traiter telle ou telle maladie. Vendus à des prix pouvant dépasser 10 000 € par mois et par malade, ces médicaments leur permettent de rentabiliser très rapidement les très lourds investissements en R&D consentis souvent durant des années.

Ce succès s’expliquait aussi par les difficultés toujours plus grandes des laboratoires pharmaceutiques traditionnels à découvrir de nouveaux médicaments : obligés de trouver des relais de croissance, les leaders mondiaux de la pharmacie ont racheté, souvent avec des valorisations élevées, des biotech dont les succès scientifiques leur permettaient de rajeunir leur portefeuille de traitements. L’acquisition de Genzyme par Sanofi est emblématique de cette stratégie de croissance externe.

Depuis le printemps 2020, les biotech sont perçues comme de potentiels sauveurs, avec la possible découverte par l’une d’entre elles d’un vaccin contre le coronavirus. Elles bénéficient aussi de contrats pour fournir des millions de vaccins aux Etats touchés par la pandémie, et d’apport de capitaux massifs pour accélérer leurs recherches.

La progression de l’indice boursier des biotech a été portée par la crise sanitaire actuelle. Ainsi, l’indice Next Biotech a gagné plus de 40% sur une année.

Les biotech, de nouvelles opportunités liées à la crise sanitaire

Les sociétés innovantes lancées dans la recherche d’un vaccin, d’un traitement, d’une solution de diagnostic ou de protection (vêtements et masques) sont les principales bénéficiaires de l’actuelle pandémie.

Cependant, c’est l’ensemble du secteur qui devrait en sortir gagnant: la crise a aussi été l’occasion d’une prise de conscience, celle que le coût de la réponse aux défis sanitaires est inférieur au coût économique d’une épidémie de grande ampleur.

Un investissement attractif ?

Le secteur des biotech offre de réelles opportunités, en témoigne le parcours de certains fonds investis dans ce secteur. Cependant, un investissement potentiellement très rentable est aussi un investissement très risqué, et il ne faut pas oublier que nombre de biotech sont de petites sociétés, qui ont des coûts élevés et un chiffre d’affaires très faible. De ce fait, elles consomment énormément de trésorerie et doivent faire régulièrement à de nouveaux investisseurs pour ne pas disparaître avant le mise au point et surtout la commercialisation de leurs thérapies. Il arrive aussi que malgré les sommes dépensées, elles ne trouvent jamais de médicament réellement utile.

Dans les deux cas, comme cela est arrivé de nombreuses fois au cours des dernières années, elles disparaissent, faute de trésorerie pour poursuivre leur activité.

Investir dans les biotech suppose donc de disposer d’un horizon de long terme et d’être capable de supporter des fluctuations importantes, voire des pertes. Il ne faut pas non plus y consacrer plus de 5% de de ses avoirs.

N’hésitez pas à contacter votre conseiller en gestion de patrimoine pour faire le point sur votre projet d’investissement dans le domaine des biotech.