Le Brexit

La politique économique étrangère est aujourd’hui marquée par le Brexit. Si au début, cette mesure était pour le 29 mars 2019, elle est reportée pour le 31 octobre, avec bien des prolongations possibles. Pendant plusieurs mois, Theresa May a débattu pour que le Royaume-Uni ne quitte l’Union Européenne sans passer un accord. Elle a finalement démissionné de son poste peu avant la victoire du Parti du Brexit aux élections européennes.

Mais qu’est-ce que le Brexit ? Pourquoi cette option ? Quels sont les enjeux de cette politique et qui sont les négociateurs qui y sont impliqués ? Nous vous dévoilons tout dans cet article.

Qu’est-ce que le Brexit ?

Abréviation de « British Exit », le Brexit désigne la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE). Cette décision a été précédée par le référendum du 23 Juin 2016, organisé alors par David Cameron, Premier Ministre de l’époque. Le résultat du suffrage donnait un chiffre assez ajusté, car 51,9% des voix ont voté pour la sortie britannique de l’UE. C’est ainsi l’équipe du « Leave » qui a remporté le scrutin, avec un taux de participation de plus de 72%, un record. Suite au résultat, James Cameron qui menait alors une campagne pour que le Royaume-Uni reste dans l’UE a démissionné quelques jours plus tard, donnant ainsi place à Theresa May, ancienne ministre de l’Intérieur. En juillet 2019, le Brexiter Boris Johnson accède au poste de Premier ministre. Après le déclenchement de l’article 50 du traité sur l’Union européenne le 29 mars 2017, 27 pays membres de l’UE avec le Royaume-Uni se sont accordés deux ans pour préparer la sortie effective du pays. Cette décision a été reportée au 31 octobre 2019. Après sa nomination en juillet 2016 et sa reconduction en juin 2017, Theresa May a été confrontée au groupe de négociateurs pour le Brexit.

Pourquoi le Brexit ?

Le Royaume-Uni reproche un certain nombre d’éléments à l’Union Européenne. Le pays a fait parler de lui en ayant refusé son intégration à la Zone Euro et en menant une politique se concentrant sur une UE plus libérale. Depuis son entrée dans la CEE, Londres n’a cessé d’émaner des propos mettant en avant sa différence et a fini ainsi par obtenir un régime spécifique qui se constitue d’exemptions et de dérogations. Pour la capitale, l’Europe se présente notamment comme une carte avec de mets au choix, mais non pas un menu que l’on impose. Cependant, le Royaume-Uni plaide pour une Europe plus fédérale en souhaitant ainsi l’institution de différentes entités liées à la législation, de droit de travail, d’écologie, de défense et de politique étrangère. Seulement, ce ne sont pas tous les Britanniques qui adhèrent à cette idée, car bon nombre souhaitent rester dans l’UE dans un but certain de faire évoluer l’union de l’intérieur. Les arguments divergents ainsi : certains veulent plus de libéralisme tandis que d’autres se concentrent davantage sur une vision plus « social-démocrate ». Le Brexit comme la divergence d’idées des Britanniques sur la question impliquent des enjeux de taille.
Quoi qu’il en soit, le Brexit est animé par ces motivations majeures :

  • Le contrôle de l’immigration
  • La restauration de la souveraineté nationale
  • L’envie de quitter la Zone euro actuellement en pleine crise
  • S’affranchir des régulations de Bruxelles
  • Le besoin de commercer librement avec le monde

Brexit : les enjeux sur différents plans

Il est assez difficile de prévoir les conséquences politiques que Brexit pour L’UE. Pour certains, la situation représente une catastrophe pour l’Union Européenne car elle perdra alors l’une de ses trois grandes puissances. Par ailleurs, le Royaume-Uni se présente également comme l’une des plus importantes places financières au monde. En plus d’être l’un des États européens qui entretiennent une armée régulière conséquente, ce pays est aussi le premier partenaire diplomatique des États-Unis sur le continent. Pour d’autres ce pays a le pouvoir de ressouder l’Union. Sa sortie peut alors inspirer les autres États à en faire de même. Parallèlement aux négociations en cours avec le Royaume-Uni, les 27 pays membres commencent déjà à se poser des questions sur l’avenir de l’UE. Cela peut éventuellement engendrer un nombre conséquent de réformes institutionnelles. Aussi, le Brexit représente un enjeu financier important, car la facture que doit régler le pays s’élève à une cinquantaine de milliards d’euros. Cette somme correspondant aux engagements de Londres jusqu’à la fin du cycle budgétaire en 2020 doit être versée au compte de l’UE.

Autre enjeu du Brexit : le statut des expatriés et travailleurs des Britanniques travaillant en Europe et l’inverse. Si la question semble avoir été résolue, il va sans dire que le Royaume-Uni tient à tout prix limiter l’immigration sur son territoire. Le sujet de la libre circulation pose particulièrement problème à l’Irlande qui partage sa frontière terrestre avec le Royaume-Uni. En effet, le pays risque d’être isolé dans le cas où des postes douaniers viennent à être mis en place. Pour chaque raison qui amène le Royaume-Uni à exécuter le Brexit se cache un enjeu de taille tant pour les autres pays membres, mais aussi pour l’Union en général. Mais qui sont réellement les négociateurs dans ce dispositif.

Qui sont les principaux concernés par la négociation du Brexit ?

À part Jean-Claude Juncker, actuel président de la Commission européenne et acteur majeur dans le suivi des négociations et des rencontres, Michel Barnier, Premier ministre britannique est le négociateur principal de l’UE pour le Brexit. Du côté des Britanniques, Theresa May, en tant que Première Ministre, a dirigé le comité des négociateurs, dont le secrétaire d’Etat au Brexit, entre juillet 2016 et juillet 2019. Jusqu’à sa démission le 9 juillet 2018, David Davis a occupé le poste de secrétaire d’Etat au Brexit avant d’être remplacé par Dominic Raab, un autre eurosceptique qui a aussi démissionné le 14 novembre 2018. Ce dernier était alors en charge de la préparation de l’après-Brexit avant d’être remplacé par Stephen Barclay qui occupe actuellement ce poste. Élu leader du Parti conservateur et donc Premier ministre le 23 juillet 2019, Boris Johnson est aujourd’hui à la tête de la conduite du Brexit pour le Royaume-Uni.

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